non-respect de la charte

Le non-respect des droits humains en chine

 

Lors de l’adoption de la déclaration universelle des droits de l’homme par l’assemblée générale des nations unies en 1948, la Chine ne s’est pas prononcée en faveur. Plus tard, en 1976, deux nouveaux pactes de l’ONU servant à protéger les droits humains à différents niveaux sont entrés en vigueur : le Pacte international relatif aux droits civils et politiques (PIDCP) et le Pacte international relatif aux droits économiques, sociaux et culturels (PIDESC). Ce premier  protège les particuliers contre les ingérences de l’état, comme par exemple le droit à la vie, l’interdiction de la torture, de l’esclavage et du travail forcé, le droit à la liberté, etc.1, alors que le PIDESC engage les états à promouvoir et protéger un large éventail de droits économiques, sociaux et culturels, y compris le droit de travailler dans des conditions justes et favorables, le droit à la protection sociale, le droit aux meilleurs conditions de santé physique et mentale, le droit à l’éducation et celui de profiter des avantages de la liberté culturelle et du progrès scientifique2. Lors de la parution de ces deux pactes, la Chine n’a toujours pas montré d’intérêt face à la défense des droits de l’homme. C’est seulement en 1997 et 1998 qu’elle est respectivement  devenue signataire du PIDESC et du PIDCP. Toutefois, peu de changements se sont faits remarquer. On déplore encore de très nombreux cas de non-respect des droits de l’homme en Chine. En voici quelques exemples :  

La peine de mort :

En Chine, la peine de mort s’impose à de nombreux crimes et infractions jugés comme étant mineur au Canada et dans la plupart des autres pays. (Voir la liste de crimes passibles de la peine de mort ici) La majorité des exécutions sont toutefois reliés au trafic de drogues. Chaque année, environ 6000 personnes sont exécutées en Chine mais depuis quelques années le nombre tend à baisser. Il s’agit tout de même du premier pays au monde en nombre d'exécutions de condamnés à mort. Toutefois, en 2011,  le comité permanent de l'Assemblée populaire nationale a adopté la suppression de la peine de mort pour 13 crimes non violents. S’agirait-il d’un impact de son développement économique?

Déroulement des exécutions :

« Selon les articles 211 et 212 du code de procédure pénale chinois, les exécutions doivent être annoncées au public, mais doivent désormais avoir lieu en privé. Pourtant, il semblerait que certaines autorités locales ne respectent pas la législation en vigueur. Dans son édition du 19 juillet 2008, le Washington Post a fait état de l'exécution de trois jeunes ouïghours devant des milliers de spectateurs le 9 du même mois à Yengishahar dans le Xinjiang13. Ces évènements ont fait l'objet d'un rapport de Martin Scheinin, rapporteur spécial sur la promotion et la protection des droits de l'homme et des libertés auprès de l'ONU le 24 février 200914. »1

 

 

Massacre de la place Tienanmen :

En 1989, les autorités chinoises ont ouvert le feu sur un groupe de manifestants étudiants, intellectuels et ouvriers qui dénonçaient la corruption et demandaient des réformes politiques et démocratiques. Le nombre de morts est évalué à plus de 1000. (voir le vidéo dans la section à cet effet)

 

 

 


1. http://www.humanrights.ch/fr/Instruments/ONU-Traites/Pacte-II/index.html 

2. http://www.right-to-education.org/fr/node/879

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